Autonomie au travail
L’autonomie au travail désigne la possibilité d’être acteur dans son travail. Selon l’INRS, elle comprend les marges de manœuvre pour s’organiser et la participation aux décisions qui concernent son activité. Elle comprend aussi l’utilisation et le développement de ses compétences.
Le manque d’autonomie est l’une des six catégories de facteurs de risques psychosociaux. Il rejoint la notion de « latitude décisionnelle » du modèle de Karasek. Dans ce modèle, de fortes exigences combinées à un faible contrôle sur son travail forment une situation de travail tendue.
L’autonomie peut ainsi compenser en partie des exigences élevées. La prévention cherche à redonner des marges de manœuvre : choix des méthodes, ordre des tâches, participation aux changements qui touchent le poste.
Exemple : dans un centre d’appels, les conseillers suivent un script imposé et doivent respecter une durée cible par appel. Ils n’ont aucune prise sur l’ordre des dossiers ni sur leurs outils. Ce faible contrôle sur leur travail aggrave la pression du rythme.
Pour aller plus loin : les six familles de facteurs de risques psychosociaux ; nos formations en santé mentale et prévention des RPS.
Voir aussi : Facteurs de risques psychosociaux ; Intensité et temps de travail ; Rapports sociaux au travail ; Stress au travail
Source : INRS, « Prévenir les risques psychosociaux (RPS). Facteurs de risque », mis à jour le 09/11/2021.